Home IDEES Vincent Sosthène Fouda:”Nganang sollicitait Eboussi Boulaga parce qu’il fallait se désolidariser de FOUDA qui portait le combat pour la restitution d’un bébé volé à une petite bamiléké”

Vincent Sosthène Fouda:”Nganang sollicitait Eboussi Boulaga parce qu’il fallait se désolidariser de FOUDA qui portait le combat pour la restitution d’un bébé volé à une petite bamiléké”

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Ces événements se déroulent entre 9h du matin et 23h à Yaoundé au Cameroun Je fus donc convoqué par le procureur de la République après avoir été détenu 48h à la salle au Commissariat Central N°1, ironie du sort, c’était une maison que je connaissais depuis mon enfance et qui avait appartenu à un de de mes oncles.

Un commissaire de police originaire de Zoétéle m’avait alors à l’occasion administré deux bonnes gifles en me donnant le ton de ce qui allait être désormais mon affaire. Me désolidariser d’un problème qui ne concerne pas ma tribu. C’était un vendredi, je partis de mon domicile tôt pour un rendrez vous prévu pour 9h. Je passai par le commissariat afin de servir de chauffeur à mon geôlier. Je lui proposai de prendre une boisson dans une boulangerie du coin, ce qu’il accepta.

A 9h, nous étions au Tribunal du Centre Administratif de Yaoundé dans les bureaux d’un certain Belinga originaire d’Ebolowa, il était alors procureur. Il me reçu avec un large sourire et me dit qu’il souhaitait que je l’éclaire sur le le trafic d’enfants au Cameroun dont l’affaire Vanessa n’était qu’un iceberg. Puis il me dit qu’il allait pour une petite rencontre à la chancellerie et que je pouvais l’attendre dans son bureau.

L’attente dura de 9h10 à 17h ! Quand il revint il me signifia tout simplement que je n’avais pas à me mêler des affaires des bamiléké et que je ferai mieux de me conduire en prince de la ville de Yaoundé. Il me signifia ma garde à vue et en plus de temps qu’il ne faut pour le dire je me retrouvai menottes aux poings et conduit comme un vulgaire malfrat dans une des nombreuses prisons de Yaoundé.

Pendant ce temps, dans certains cercles de Yaoundé, certains avaient tenu des réunions pour demander au journaliste Jean-Bruno Tagne qui m’avait pourtant introduit dans ce dossier de s’en désolidariser. Il était alors employé dans le Quotidien Le Jour. D’autres personnes comme Shamda Tomne avait courru au Cabinet Civil où trônait le redouté et redoutable Martin Belinga Eboutou,

négocier des marchés publics sur le dos de ces pauvres filles qui avaient vu leurs bébés vendus comme des cacahuètes par les réseaux mafieux construits par des assistantes sociales, des médecins, des magistrats, certains orphelinats et en tête madame Cathérine Bakang Mbock aujourd’hui réfugiée au Canada dans la paisible petite ville de Laval où elle s’est achetée une demeure qu’elle partage avec une de ses filles et ses petits enfants.

Quelques universitaires se mobilisèrent et la suite c’est cette capture d’image. Le professeur Fabien Eboussi Boulaga reçu donc une étrange visite dans sa chambre à Charlestown en Caroline du Sud. C’était l’activiste Alain Patrice Nganang qui venait lui demander de ne pas s’engager à mes côtés pour ce combat et lui suggérait de s’engager pour la libération d’Enoh Meyomesse qui était en prison pour une histoire soit d’escroquerie ou de trafic de pierres précieuses.

Il sollicitait Eboussi Boulaga non pas parce que Enoh Meyomesse fut innocent mais surtout parce qu’il fallait se désolidariser de FOUDA qui portait le combat pour la restitution d’un bébé volé à une petite bamiléké alors que ce combat à ses yeux aurait dû être porté par un bamileké.

J’avais vécu assez longtemps hors du Cameroun pour ne rien comprendre sur le moment à ce qui se tramait vraiment autour de moi. Grace à la mobilisation des membres de l’Association des Diplômés de Sciences Politiques en France, de monsieur Christopher Fomounyoh, de Stephan Tchakam que l’on présentera ensuite comme étant un de mes amants à son décès quelques mois après, de ma belle-mère, je fus sorti de cette cellule de Yaoundé – Me Claude Assira et sa consœur Solange Etoundi étaient là.

Je fus donc transféré à l’hôpital général de Yaoundé où le professeur Sindjoum Pokam me rendit visite. Je témoigne pour montrer comment l’espace public au Cameroun se tise dans un discours ethniques aux intérêts très souvent inavoués.

Un article du Prof Vincent Sosthène Fouda

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