Home CULTURE Tous à Bonanjo le 24 mai 2019 pour soutenir la flamme Essama

Tous à Bonanjo le 24 mai 2019 pour soutenir la flamme Essama

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André Blaise Essama encore à la prison centrale de New-Bell, cela peut faire sourire et ne pas laisser songeur,  car,  en vérité,  celui-ci est un habitué de cette maison d’arrêt.

D’abord en 2015, où il avait été condamné à 3 mois, pour destruction de la statue du soldat  inconnu et en 2016 pour dégradation du monument Leclerc.  Cette fois-ci, le juge du tribunal de première instance du Wouri demande à Essama de remettre en place la tête de la statue du général Leclerc qu’il est pour le moment soupçonné d’avoir arraché.  D’où son  interpellation  en fin du mois d’avril.

En effet, le monument du général Leclerc qui trône majestueusement  à la place du gouvernement à Bonanjo, est depuis le 22 avril 2019 sans tête. Les forces de sécurités ont porté un soupçon immédiat sur Essama habitué de ce type de forfait, c’est d’ailleurs à cause des manœuvres de destruction de l’activiste qu’une barrière avait été érigée autour du monument symbole de la colonisation française à Bonanjo.

La bataille d’un nationaliste

C’est un fait, depuis plusieurs années maintenant, André Blaisse Essama revendique l’érection des statues et autres monuments à la gloire et à la mémoire des héros nationaux qui ont lutté pour l’indépendance du Cameroun. Initiative pourtant salutaire, mais qui depuis son interpellation n’a pas vu l’indignation de la classe politique camerounaise. Le politique au Cameroun n’est-il plus concerné par la question de la mémoire ? Dans un pays normal, cette arrestation devrait susciter l’indignation collective.

Dans un pays normal, où on veut faire la paix avec un passé colonial douloureux, André Blaisse Essama devrait être  l’espoir de la libération populaire camerounaise.  L’espoir de l’équitable répartition des ressources. Essama est de ces conquérants de « l’impossibilité » qui ne s’est jamais trahi lui-même, ni trahi son peuple. Il croit en ce qu’il dit et fait ce qu’il croit. Il veut prendre tous les risques pour que nous soyons heureux. Essama est un espoir de dignité parmi son peuple oublié dans la brousse de la corruption, de l’individualisme, de la faim, du repli identitaire, du néocolonialisme. Oui, le néocolonialisme, pas celui d’hier ou d’avant-hier. Mais celui-là même qu’on croise au  coin de nos rues (Rue casterneau, boulevard Leclerc…) dans le bar dancing d’à côté, dans les bureaux et les stades.

Jusqu’aujourd’hui, nous n’arrivons pas à saisir le mobile de ce vaste massacre, qu’est la colonisation. Pourquoi doit-on, en Afrique toujours recommencé à zéro ? En réalité,   ce n’est pas seulement un nouvel emprisonnement d’Essama qui constitue un coup fatal pour les camerounais et pour l’Afrique. C’est surtout l’assassinat de la mémoire, l’absence d’une référence constante.

Où sont les politiques au rendez-vous de cette lutte de la mémoire symbole fort d’une rupture avec le passé néocoloniale et d’une renaissance immédiate ? Le politique est dans la guerre de succession, dans les querelles inutiles sur les réseaux sociaux, le politique a les yeux braqués à l’Onu pour une probable résolution.  Mais nous ne devons jamais perdre de vue qu’il n’y a pas de vraie indépendance sans une remise en question de notre histoire commune à tous. Il n’y a pas de développement sans la réappropriation de notre histoire commune à tous.

Il n’y a pas de vraie nation sans la valorisation de nos héros. C’est pour cela que le 24 mai 2019  à 9 heures 30  nous devons tous être au tribunal de première instance de Bonanjo  pour apporter notre soutien à Essama. C’est un rendez-vous de l’histoire.  Nous devons y être pour soutenir la Flamme Essama.  Oui,  cette flamme que les peuples cherchent dans la nuit de la lumière capable des les guider pour aller dans le sens de Jean Ziegler, homme politique et intellectuel suisse.

Armand-Rodolphe Djaleu : www.lewouri.info

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