Home EDITORIAL Sommet de l’Etat : les quatre groupes qui mènent le Cameroun en bateau

Sommet de l’Etat : les quatre groupes qui mènent le Cameroun en bateau

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Alors que l’hebdomadaire panafricain « Jeune Afrique, présente Chantal Biya comme la vraie « présidente » du Cameroun, « Le Jeune Enquêteur » le journal de Désiré Casimir Tagne exploite plutôt une piste de quatre groupes qui gèrent le pays.

Dans une récente parution, Jeune Afrique publiait un dossier démontrant que c’est Chantal Biya qui gère le Cameroun. Le journal Jeune Enquêteur, dans son édition du 9 avril 2019, surfe plutôt sur quatre groupes de lobbies qui gèrent actuellement le pays de toutes « les opportunités ». Il s’agit des Nanga, des inconditionnels, les amis fidèles et les opposants du dimanche.

A en croire le journal de Casimir Désiré Tagne, le premier groupe est constitué des Nanga. Celui qui incarne leurs intérêts s’appelle Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence de la République. Regroupé autour de la première dame, il est supervisé, par ce « vice-dieu », ministre d’Etat et détenteur de la signature permanente du « vieux lion ». « Groupe sérieux », pour aller dans le sens  de ce journal d’investigations et d’analyses, il est  d’une voracité sans limite, il est prêt à tout pour écraser les adversaires politiques.  Il se positionne de plus en plus comme probable et meilleur candidat à la succession de Paul Biya.

Profitant du parapluie de Chantal Biya, la première dame du Cameroun, et de la confiance du chef de l’Etat, ce réseau va du ministre de la défense,  au ministre d’Etat Secrétaire général de la présidence de la République, en passant par la culture.

En gros,  la première dame à suffisamment quadrillé et verrouillé  le système pour ne pas être écartée. Elle compte jouer un rôle dans la transition.

Le deuxième groupe est celui des « inconditionnels ». Le porte étendard ici est Jacques Fame Ndongo. Ce sont les fils putatifs de Paul Biya. Jusqu’à un passé très récent, Alain Edgard Mebe Ngo’o, l’homme qui voulait être président en était la tête de proue. Peut-on alors penser que son embastillement n’est qu’un règlement de compte pour écarter ce groupe du pouvoir ? Difficile de répondre par l’affirmative.  Si on parle d’antagonisme entre Bulu et Béti le fait est réel. Fame Ndongo reste le leader incontesté de ce deuxième groupe. On y retrouve aussi Louis Paul Motazé qui est de tous les combats. Ils se comportent comme les créations de « dieu le père ». Leur puissance financière est inégalable et ils sont prêts à tout pour arriver au sommet de l’Etat.

Et puis, il y a le troisième groupe, c’est celui des amis fidèles. Groupe très sérieux il est constitué des fidèles des fidèles du dieu le créateur. D’une retenue exceptionnelle et légendaire, il n’affiche jamais ses prétentions, ni ses ambitions. On y retrouve pour l’essentiel des ressortissants du littoral, avec l’affinité des ressortissants des zones anglophones et des fils et filles de l’ouest. Pour être plus précis on peut citer : Laurent Esso, Peter Mafany Musonge, Niat Njifendji, Achidi Achu, Jean Kuete…

Le dernier et quatrième groupe est celui de quelques opposants du dimanche. Opposant du dimanche parce que la vraie opposition est connue. Ceux-ci sont des simples faire-valoir utilisés pour justifier l’avancement de la démocratie. Mal recomposées, structurées et faibles, ce sont des personnes récompensées pour leur fidélité  et loyauté  sans cesse renouvelées au président de la République. Pour la majorité, les ressortissants du Grand Nord sans distinction d’obédience. Bello Bouba Maigari, Issa Tchiroma, Hamadou Moustapha.

Avec la dernière élection présidentielle du 7 octobre dernier, ce groupe a connu une jeune recrue en la personne de Jean de Dieu Momo. Ils peuvent recevoir de coups de tête de gauche à droite. Le jeu des chaises musicales d’un département ministériel à un autre à souhait qu’on peut faire d’eux ce que l’on veut.

Le sédentarisme dans lequel Biya est entré de mener le Cameroun à vau-l’eau. Quelqu’un demandait encore qui gouverne au Cameroun. Voilà la réponse, ce sont les quatre groupes. Et chacun essaie de placer ses pions au maximum. Entre les pressions familiales, les contraintes amicales et la reconnaissance. D’où la grande difficulté de l’homme du 6 novembre 1982 à trouver un dauphin capable d’assumer l’alternance. Le futur président de la République pourra sortir de n’importe lequel de ces groupes.

 

Armand-Rodolphe Djaleu: lewouri.info

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