Le premier secrétaire du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale (Purs) est le grand invité de votre journal en ligne. Nous surfons avec lui sur les échéances électorales à venir. 

 

L’actualité est dominée par la crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, vous revenez de Bamenda où vous avez rendu visite à l’opposant historique Ni John Fru Ndi. C’est in fine, une rencontre fructueuse ? 

Ni John Fru Ndi aujourd’hui, au-delà d’être une icône de la politique au Cameroun, est un symbole. Nous avons le devoir de ne pas effacer notre histoire et de faire connaitre cette histoire aux générations qui viennent après nous. Le combat qu’il a mené de 1990 à aujourd’hui est un combat noble. Nous saluons son combat et sommes conscients qu’il va de notre devoir de ne pas trahir notre génération. Et vous savez que c’est Frantz Fanon qui  disait, que chaque génération doit    dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. Nous sommes cette génération qui devra remplir notre mission. Remplir cette mission commence déjà par saluer ce qui a été fait par les ainés, même si il y a eu des insuffisances. C’était une visite surprise, le président ne nous attendait pas. Nous lui avions manifesté notre solidarité et notre compassion suite à son double kidnapping.

L’actualité du moment au Cameroun est  aussi la demande de prorogation du mandat des députés et conseillers municipaux. Vous disiez  en juin dernier, dans une sortie que cette prorogation est la preuve de l’instabilité qui habite notre pays. Peut-on en savoir d’avantage ? 

Il est évident que le calendrier électoral, depuis un moment, subit des reports. C’est la conséquence logique des différents problèmes qui existent au Cameroun. Il s’agit pour faire simple de la crise économique qui frappe nos citoyens, la crise politique et la crise sécuritaire.

Vous êtes conseiller municipal du Purs à la mairie de Douala 4ème. Cette proposition de prorogation devrait sans doute vous réjouir, dans le sens que vous restez aux affaires ?

Non, pas du tout. Vous savez que l’exécutif de Douala 4ème ne travaille pas. S’il y avait eu élection depuis, cet exécutif devait normalement changé depuis. Avec près de six ans à la tête de la commune, la population devrait déjà exprimer son ressenti en sanctionnant cet exécutif.

Parlons justement de votre rôle de conseiller municipal dans l’arrondissement de Bonabéri. À l’aube des municipales et législatives en 2013, vous êtes porté conseiller municipal de Douala VI.  Six années par là, on a un peu une petite idée de la gestion de la cité ? Quel bilan?

Avec ma présence, la configuration de la tenue du conseil municipal a changé. Nous avons invité plusieurs fois l’exécutif et le conseil à appliquer la loi. Nous avons fait plusieurs propositions qui sont restées des fois lettre morte parce que l’exécutif reste le maître du jeu. Nous n’avons pas un bilan positif durant ces 6 années. Des choses ont été faites, mais on peut mieux faire.

De 2013 à 2019, quand on regarde une commune d’arrondissement comme Douala 4, il y a eu politiquement parlant beaucoup de bouleversements avec des nouveaux acteurs politiquesLe Purs a-t-il une chance pour les élections à venir à Douala 4 ? 

Nous avons plus que de la chance. Le Purs travaille pour diriger la commune de Douala 4ème. Nous sommes constamment sur le terrain et nous croyons que pour la prochaine mandature, le Purs pourra donner un visage nouveau à Bonabéri.

En politique, il y a la notion de fief politique, Bonabéri est un peu comme le fief du Purs, vous avez l’impression que les gens pensent et parlent Purs ici ?

Nous n’avons pas défini un fief particulier au sein de notre formation politique. Nous sommes un parti national. Ces expressions de confinement réduisent l’activité des partis politiques. Nous avons notre siège à Bonabéri, je suis conseiller à Bonabéri, nous pensons prendre la mairie de Bonabéri, la diriger pour le bien des populations.

Revenons un peu sur le Cameroun, pour y jeter une vue synoptique. Vous affirmiez dernièrement concernant les différentes crises dans le pays que vous ne faites plus de propositions et que vos militants doivent se mobiliser pour les échéances électorales à venir, n’est ce pas un peu égoïste de votre part ? 

Nous n’avions pas dit que nous ne faisions plus de propositions. Notre dernière sortie date de deux mois où, nous avions établi un mémorandum dans lequel nous faisions des propositions définitives de résolutions de la  crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. Ces propositions ont été remises au gouvernement.  La paix doit régner. Je reviens de Bamenda, il est urgent que cela se termine vivement.

Vous dites et je  vous cite : « La campagne 300 maires et 100 députés pour les forces de l’opposition est plus que jamais d’actualité ». On est tenté de vous dire que cet appel ressemble fort bien à ce que font d’autres acteurs politiques sous la bannière des plateformes. Je cite dans la foulée, Kawtal, Coacic… quelle efficacité pour une telle initiative ? 

Nous sommes dans cette campagne depuis 2017. Les acteurs politiques manquent le plus souvent beaucoup de cohésion, les gens estiment qu’ils peuvent créer un autre groupe au lieu d’adhérer à ce qui est déjà là ou travailler avec ceux qui ont déjà une avancée. Malheureusement chacun estime qu’il doit être à la tête d’un mouvement, ce qui est dommage. Cette campagne vise tous les acteurs politiques.

Peut-on espérer une mutualisation des forces entre Cabral Libii et Serge Espoir Matomba pour les élections à venir ? 

Nous sommes très ouverts. Il y a quelques jours encore je discutais avec Cabral et nous en parlions. Tous est à espérer.

Vous seriez candidat du Purs à la mairie de Bonabéri ou alors candidat à la députation ?

Je répondrai lorsque le congrès du parti qui va se tenir bientôt décidera.

Quand on regarde votre score à la dernière présidentielle, cela ne laisse-t-il pas un peu songeur par rapport à votre avenir politique ? Le Purs peut-il vraiment relever les défis des prochaines élections ? 

Nous avons pris acte du score. Mais ce score ne reflète pas le travail que nous menons depuis plusieurs années. Nous avons tiré des leçons. Nous ne pouvons pas refaire les mêmes erreurs.

Un mot pour les lecteurs de lewouri.info

 J’encourage lewouri.info, c’est un site d’information que j’ai vu naître. Le journal fait son chemin et il avance de la meilleure des façons. C’est un site où on peut lire l’équilibre de l’information sans parti pris. Je ne peux que vous encourager et vous féliciter. C’est vous qui allez construire le Cameroun de demain. Le pays nous appartient, chapeau encore!

Entretien mené par Armand-Rodolphe Djaleu: lewouri.info

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