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Que pensent les entrepreneurs des notions de chance et malchance ?

« La malchance est une circonstance atténuante que la vie donne aux ratés. » Constantin Ier

Cette phrase à elle seule résume la position de la plupart des entrepreneurs sur les notions de chance et malchance. Les entrepreneurs n’ont que pour leitmotiv le travail et la disposition mentale à la réussite. Ils ne donnent pas du poids à ces concepts  qui pour eux ne peuvent pas les permettre d’atteindre leurs objectifs. Ils sont tous tournés vers la sueur et l’état d’esprit. Ecoutons d’ailleurs quelques-uns d’entre eux.

L’homme d’affaires Italien Enzo Ferrari,industriel, pilote de course, sportif né en 1898 et mort en 1988, nous dit :« En formule 1, chance et malchance n’existent pas. Cette dernière n’est autre que la somme d’éléments ou de situations que nous n’avons pas su ou pu prévoir. » Pour l’homme d’affaires, il ne faut pas  passer par quatre chemins, la chance et la malchance n’existent pas. C’est juste les concepts que notre ignorance colle à ce qui nous arrive lorsque nous sommes moins nantis sur le plan scientifique pour pourvoir l’expliquer.

J’ai effectué des échanges avec les entrepreneurs 2.0 du Cameroun, qui sont déterminés, passionnés par ce qu’ils font, amoureux de servir et du service. Je partagerais avec vous ce qu’ils pensent des notions de chance et malchance. La question qui leur était adressé est : «que pensez-vous de la chance et malchance dans le domaine entrepreneurial ? »

Je vais commencer par un grand d’homme qui pense que : « la richesse c’est le temps qu’on gagne sur le sommeil », il s’agit bel et bien de  Martial Bissog. Il est entrepreneur, conférencier et auteur donc le dernier ouvrage est intitulé « Parti comme on est venu » et fondateur d’AKEVA (Akademie de la vie Augmentée). Il nous dit sans ambages que « la chance est une succession de condition et de conditionnalité favorable à une situation de réussite pour nous. Certains diront que c’est le nom que Dieu prend quand il ne veut pas se présenter. La chance se provoque parce que c’est un état d’esprit et la malchance le contraire de la chance. C’est une notion relative, car cela dépend des individus. On provoque et on arrache la chance ». Martial Bissog est un monsieur ouvert, éloquent et est d’une humilité frappante, caractère de grands esprits. Il porte cette casquette avec beaucoup de maestria. Il a une certaine finesse dans l’art oratoire. Il a pris le temps de répondre à mes questions avec beaucoup d’enthousiasme.

Non loin de lui, nous avons un jeune qui innove dans le code, il s’agit de Sergeo Talom. Il est entrepreneur et CEO de IZISOLUTION, entreprise qui se positionne comme meilleur au Cameroun en matière de développement de logiciels  et des plateformes Marketplace.

Il nous dit : « par définition, la chance est la réalisation d’un évènement positif qui conduit à l’amélioration de l’environnement d’une entité vivante sans lien de cause à effet entre la volonté et la réalisation proprement dite. L’action humaine consiste donc à bâtir un environnement propice à la réalisation d’un évènement positif, à mener les actions qui permettent d’accroitre sa volonté. Avoir un client peut être considéré comme une « chance » mais, comment obtenir cette chance ? La réponse à cette question réside dans l’ensemble des actions à mener pour que survienne la réalisation d’un tel évènement ». Pour lui, « le chanceux est celui qui ose ». Il faut donc oser afin d’aider la chance à se manifester.

À  quelques encablures de lui, nous avons celle que j’appelle affectueusement « guerrière noire ». Avant-gardiste dans la valorisation du « Made In Cameroun », entrepreneur Social et Fondatrice d’ ASENIA (Association Entrepreneurs Ingénieux d’ Afrique), il s’agit de Carine Andela.  Pour elle, sans contour et long discours alambiquer,  elle pense que « seul le travail compte, pas de chance pas de malchance.»

L’homme de medias, le journaliste et président Exécutif du Réseaux National des Consommateur du Cameroun (RNC),Francis Hervé Eyalla Saba  ne passe pas quatre chemins pour nous rappeler que : « la chance est notre capacité à créer et à saisir les opportunités qui se présentent à nous. Tout simplement ». Plus loin dans nos échanges, il pense que « la chance et la malchance n’existent pas.» Seule notre capacité à saisir les opportunités et les mener à la concrétisation est fondamentale.

Le créateur du concept « j’ai vendu mon lit », fondateur SOS médecins Cameroun, fondateur de StartUpAcademy, créateur de la marque « SM by CJN », le renommé Claudel Noubissie pense  que :   « la chance se crée par notre capacité à pouvoir identifier et saisir les opportunités ». Il ajoute par ailleurs que ces concepts « ne font pas partie de son vocabulaire». Comme pour dire qu’il faut « aller au charbon » et avoir une mentalité de gagneur. Aller au charbon (travailler dur), oui mais, non polluer l’environnement car le jeune entrepreneur suivant ne sera plus d’accord avec vous.

En effet, Rodrigue NgondeElong est Président de sous-commission “Emballages non biodégradable” au GICAM, Directeur Général de RED-PLAST(recyclage des déchets plastiques) qui est la première entreprise de recyclage industriel des déchets plastiques au Cameroun. Il pense pour la question que je lui ai adressée: « qu’il n’y a pas de chance en affaires. Il y’a certes des opportunités  qui peuvent se présenter, mais il faut être préparé au préalable. Sinon, l’opportunité ne servira à rien ». Sa pensée rejoint indéniablement celle de Sénèque lorsqu’il disait : « il y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va.» Pour saisir une opportunité, il faut au préalable être préparé. Les avis de ces entrepreneurs sont complémentaires et non disjoints mais, sont implacables sur une constante : « la chance et la malchance n’existent pas. »

On dirait que ces entrepreneurs qui marquent et qui marqueront le Cameroun de demain se sont accordés les violons sur cette notion. Les échanges se sont effectués de manière personnalisée. Vous comprenez que l’état d’esprit qui anime ceux qui portent les projets et avancent dans le sens de la construction du Cameroun est déterminant. Ils ne croient simplement pas à ces concepts qui jonchent le quotidien de nos concitoyens. Ils vivent dans une autre planète. Ils planent et travaillent dur afin que leurs rêves puissent se réaliser. Ils pensent comme  Ostadelahi qui dit  « le hasard n’existe pas, tout à une cause et une raison d’être ». Je pense que la grande majorité doit s’inscrire dans ce paradigme du travail et de la valorisation de l’état d’esprit de développement. Il est fataliste de confier sa vie aux mains de la chance et de la malchance. Il est indiqué de tourner le regard et d’apercevoir dans le bruissement   des branches d’un arbre les opportunités, celles  de la fortification de ses racines. Pensons comme ces entrepreneurs qui croient en eux et ne veulent rien lâcher. La fatalité ne fait pas corps avec eux car, ils ont le regard tourné  vers l’avenir et la construction de celle-ci. Tournons nos regards vers ce qui est bon, beau et juste.

Faut-il donner raison à ces entrepreneurs ? C’est à vous d’en juger.  Que pensent les spiritualistes, les traditionalistes et  les religieux du concept de chance et malchance ? Avant d’y apporter une réponse, dans la prochaine chronique, je vous parlerais des conditions préconisées par les spécialistes et des personnes interrogées pour aider la « chance » et anéantir la « malchance ».

 

Berlin DJIONANG

Libre penseur

 

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