Home AFRIQUE Présidentielle algérienne : Le déni de candidature

Présidentielle algérienne : Le déni de candidature

192
0

Depuis quelques jours en Algérie, des citoyens manifestent dans plusieurs villes du pays pour protester contre une nouvelle candidature de l’actuel Président, Abdelaziz Bouteflika pour un 5ème mandat consécutif à la tête du pays.


La plupart des manifestants sont des jeunes qui répondent aux appels lancés par le collectif Mouwatana, fondé en juin 2018.Ce collectif se présente comme « un mouvement citoyen » qui regroupe des intellectuels, partis d’opposition, militants associatifs, avocats, artistes et autres journalistes.
A priori, l’acceptation du jeu démocratique commande aux manifestants d’attendre le 18 avril 2019, jour du scrutin présidentiel pour exprimer dans les urnes leur rejet de la candidature de celui qu’ils ne souhaitent plus voir diriger l’Algérie.
Malheureusement les protestataires doutent sérieusement de la transparence et l’équité dans la conduite du processus électoral dans leur pays.


Ils pensent comme de nombreux observateurs que l’élection est jouée d’avance ; cela non pas parce que le Président sortant jouit d’une grande popularité et bénéficie de la confiance de la majorité des électeurs, mais parce que les dés sont pipés et les résultats de la présidentielle à venir déjà préfabriqués.


Dans ces conditions, il leur faut donc en amont agir afin d’empêcher le futur « vainqueur programmé » de candidater.
Les chances de ce mouvement d’obtenir le retrait de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, né le 02 mars 1937 et donc bientôt âgé de 82 ans, sont extrêmement minces.


Affaibli par un accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime en 2013 et cloué dans un fauteuil roulant, l’actuel Président Algérien au pouvoir depuis 1999, compte aller au bout de sa candidature annoncée dans « une lettre à la nation » le 10 février 2019.


Ce dernier a opéré de nombreuses réformes positives et négatives durant ses 20 années déjà passés au pouvoir, mais celles qui concernent le processus électoral sont très contestées par ses adversaires politiques.


En théorie après Bouteflika, aucun autre dirigeant Algérien conformément à l’actuelle Constitution du pays révisée en 2016 ne pourra effectuer plus de deux mandats présidentiels.
Cette bonne option démocratique, mérite d’être consolidée par d’autres mesures concernant notamment les règles électorales afin d’inscrire l’Algérie dans le concert des grandes démocraties en Afrique.

Un article de Eric Boniface Tchouakeu

Profitez d’une base de données de plus de 2 2 000 visiteurs et:

Augmentez votre visibilité à l’échelle nationale et internationale

Menez vos campagnes    sur internet, le plus grand réseau de communication

Booster vos affaires

Publiez vos annonces à partir de 5 000 FCFA

Contact: 000 237 698 11 70 14 /672 47 11 29

Mail : contact@lewouri.info

Facebook Comments

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here