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les milliardaires devenus hommes politiques jouent un rôle prépondérant aux côtés du prince du renouveau

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Bien de personnes se sont toujours posé la question de savoir pourquoi les personnalités détenant des fortunes colossales s’investissent en politique au point d’acquérir un statut donné et de construire une trajectoire déterminée?

C’est le cas des milliardaires qui, après avoir intégré le champ politique au Cameroun, sont devenus qui maire, qui député, qui sénateur. Bien que certains soient décédés entre-temps, nous tentons d’esquisser le jeu des déterminants permettant de comprendre le phénomène de l’implication des richissimes en politique.

Le paradigme de l’Homme éternel insatisfait est mobilisable pour chercher à savoir pourquoi des personnalités publiques fortunées sont à la quête de la gloire sur l’échiquier politique. Dans l’imaginaire collectif, d’aucuns estiment que l’appropriation des biens économiques faramineux est le point culminant de la réalisation et de la capitalisation du bien-être de soi. Comme quoi parlons peu parlons vrai après avoir acquis un capital économique cossu et un statut économique décent, l’on n’a plus rien à viser au double plan financier et matériel. Puisque l’individu, devenu nanti pécuniairement parlant, est, pour ainsi dire, parvenu au stade de la satisfaction de soi. ERRATUM!!!!

Si des personnalités publiques aisées avaient surfé sur cette ligne idéologique, laquelle est une forme de représentation sociale, personne ne se serait investi en politique. Question d’acquérir un statut, un habitus, un ethos et, par corollaire, un “capital symbolique” agglutiné autour d’un aréopage de gratifications honorifique et politique. Victor Fotso, maire de Bandjoun, André Sohaing, ancien maire de Bayangam de regrettée mémoire, Joseph Kadji Defosso, ancien maire de Bana de regrettée mémoire, Sylvestre Ngouchigue, sénateur de l’Ouest, Lucien Wantou Siantou, député du Haut-Nkam appartiennent, pour ceux qui restent encore vivants, à la corporation des personnalités fortunées jouissant d’une trajectoire déterminée dans l’arène politique.

En scrutant la brochette d’invariants à l’origine de l’intégration de ces milliardaires dans le champ politique camerounais, il apparaît, au premier abord, la recherche d’une position sociale valorisante et valorisée dans la hiérarchie environnementale. En effet, lors des cérémonies officielles, bien de personnalités ont été, négativement, marquées par le fait d’avoir été juchées en arrière-plan dans la foule d’individus. Bénéficiant, pourtant, d’une position et d’un statut économique valorisants dans la sphère sociale, ces richissimes expriment le vœu, nantis de cet appareillage, d’être au devant de la scène et, par conséquent, occuper le premier rang des personnalités dûment invitées. Toute chose qui n’est, généralement, pas le cas puisqu’elles ne font guère partie intégrante des membres du corps diplomatique, des parlementaires, des autorités administratives et des chefs traditionnels. Ce sont des personnalités dotées de ces différents statuts qui, lors d’un cérémonial officiel, bénéficient d’une certaine considération dans la dynamique de la valorisation du rapport de place. Que des milliardaires s’impliquent dans le champ politique témoigne, sans conteste, de la quête d’un “capital symbolique”, d’une identité politique et, partant, d’un statut honorable leur permettant de jouir d’une certaine appréhension dans la technostructure sociétale.

Au-delà du déterminant lié à la quête d’une position sociale valorisante comme facteur d’insertion en politique, il y a aussi l’invariant relatif à la recherche de la consolidation du pouvoir du prince. C’est, en réalité, ce roi qui, en retour, veillera sur la sauvegarde des fortunes colossales de ces milliardaires investis en politique. Dans la galaxie de l’échange des services, à partir du moment où le chef protège vos biens économiques, vous lui devez allégeance, soumission et respect. A telle enseigne qu’il se crée, en terme de conditionnement, une dépendance de ces richissimes vis-à-vis du Chef de L’État. C’est pourquoi des personnalités politiques financièrement et matériellement imposantes basculent dans la folie dépensière au sein du jeu des cotisations en politique au point de fournir des millions de Fcfa lors des différentes campagnes électorales se rapportant à plusieurs échéances antérieures. L’enjeu, au demeurant, consiste à plaire au leader central.

Tapant les mains sur le cercueil de André Sohaing en 2015 comme l’on frappe sur une porte ouverte, Victor Fotso rappelait comment, aux côtés du défunt maire de Bayangam, il avait bâti une stratégie pour œuvrer au maintien de Paul Biya au pouvoir. Le maire de Bandjoun avait, dans la même, laissé entendre, dans son témoignage, qu’au plus fort des années de braise en 1990, peu de personnes spéculaient sur la survie politique du Président de la République. Confiant, V. Fotso et André Sohaing avaient constitué un groupe d’une dizaine d’hommes d’affaires. Ce sont ces milliardaires qui avaient, conclut l’une des têtes de proue de l’Ouest, proposé à Paul Biya d’organiser l’élection présidentielle anticipée et avaient alors noué la stratégie de sa victoire. Moralité de l’histoire: les milliardaires devenus hommes politiques jouent un rôle prépondérant aux côtés du prince du renouveau.

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