Home / PRESIDENTIELLE 2018 / La présidentielle de 2018 sanctionne, pour ainsi dire, la fin du découragement, de la démoralisation

La présidentielle de 2018 sanctionne, pour ainsi dire, la fin du découragement, de la démoralisation

Après la catharsis, la leçon présidentielle de 2018!

Le scrutin de tous les jeux et enjeux s’est déroulé le 7 octobre 2018 et a permis de graver, dans la mémoire collective, des clichés marquants, des faits divers croustillants de la politique, des quolibets et des formes de sarcasmes parfois de mauvais aloi. Mais au-delà de tout, cette élection présidentielle offre l’opportunité aux analystes d’ici et d’ailleurs d’en tirer les leçons et, singulièrement, celle liée à la fin de la désaffection de la majorité politique électorale pour la politique.

La présidentielle de 2018 sanctionne, pour ainsi dire, la fin du découragement, de la démoralisation et du désintérêt du bas-peuple pour la politique politicienne et, par extrapolation, pour la politique en tant que tel. Durant les instants de pré-campagne et de campagne électorale, quiconque a observé un regain de vitalité de la scène politique et un regain d’engouement populaire pour la connaissance des projets de société et des programmes politique, économique, social et culturel des neuf prétendants à la magistrature suprême. C’est ce qui, manifestement, a expliqué, voire a justifié la polarisation des masses de personnes indifférenciées lors des meetings de Cabral Libii Li Ngué Ngué, de Maurice Kamto, de Joshua Osih ou de Serge Espoir Matomba. Même si dans cette foule émotive et passionnelle régie par des affects spontanés des uns et des autres, l’on ne saurait déterminer le statut singulier des jeunes, des hommes, des femmes, ainsi que celui des personnes du 3ème et du 4ème âge agglutinées sur le terrain.

D’ailleurs, le fait que la quasi-totalité des mêmes catégories se retrouve à tous les giga meetings de six postulants au fauteuil présidentiel fort visibles témoigne de ce que l’on ne saurait opérer un distinguo entre les militants et sympathisants de Kamto et ceux de Ndifor Franklin Afanwi, de Libii Li Ngué Ngué, de Osih ou de Matomba. En y subordonnant un autre invariant lié à la présence des identités individuelles sans cartes électorales, l’on comprend, d’ores et déjà, pourquoi il ne saurait avoir une corrélation ou une adéquation entre la déferlante populaire et populiste et la conquête de l’électorat. Autant l’enthousiasme populaire a été vérifiable au cours de la scénarisation de la démonstration de force des leaders politiques aspirant au strapontin présidentiel, autant l’engouement populaire a été expérimentable durant l’observation du scrutin en vue de la sécurisation des suffrages exprimés. Eu égard à cette mutation idéologique consécutive à un vent de changement de courant de pensée inclinant bien de jeunes à s’intéresser à la politique, il y a de fortes probabilités que des groupes de personnes dotées d’une majorité électorale se décident, tous azimuts, à s’inscrire sur les listes électorales dès janvier 2019. Toute chose qui, sans conteste, contribuera à accroître le taux d’inscription, dessein qui tient en haleine le collectif “11 millions de citoyens”, dont la figure de proue est Cabral Libii Li Ngué Ngué. En espérant, d’ailleurs, que cette fois-ci, l’élan d’inscription des catégories électorales va augmenter avec une certaine densité et une certaine représentativité statistique. Wait and see!

A la faveur de l’avènement du jeunisme en politique, paradigme mis à contribution, sur le terrain politique, entre autres par Serge Espoir Matomba, Cabral Libii, ainsi que par la dynamique juvénile du Mrc, dont la tête emblématique est Mamadou Motta, 1er vice-président national, appuyé par Michèle Ndoki, Mispa Awasum, Serge Eric Dzou, Olivier Bibou Nissack, Wilfried Claude Ekanga, Pascale Njitat, Pierre Désiré Mafany, Mathieu Youbi, Arnaud Manga, Eric Kuété, Thierry Biassi, une nouvelle bourrasque juvénile va, progressivement, s’imposer et se poser en s’opposant aux vieux barons de la scène politique, qui s’obstinent à ne point lâcher prise. Et pour cause: cette classe des aînés politiques se fonde, sans conteste et chose curieuse, sur le slogan principiel de “la force de l’expérience”, dont l’homme du 6 novembre 1982 est le concepteur. De toute évidence, les trajectoires d’intégration, de mobilité et d’ascension des jeunesses du pouvoir dans le champ politique participeront, sans coup férir, à l’effritement d’une classe de bureaucrates et de gérontocrates politiques ayant, certes, fait leurs preuves. Mais ne disposant plus d’énergie nécessaire, voire indispensable au maintien du dynamisme dans l’arène politique.

Afin qu’il n’y ait donc plus une fracture inter-générationnelle entre les aînés et les cadets politiques, les vieux rompus de l’échiquier politique ont la contrainte de rentabiliser, d’optimiser et, par corollaire, de capitaliser les moules de la socialisation politique des jeunes. Question d’acquérir une culture politique susceptible de leur permettre d’avoir, au demeurant, une certaine légitimité politique et, partant, une représentation politique lors des élections législatives et municipales. En réalité, le véritable enjeu, pour ceux et celles qui feignent de le savoir ou qui l’ignorent encore, est celui de se positionner dans le kaléidoscope politique, lequel sera, inéluctablement, re-dessiné et reconfiguré.

C’est donc lors des Législatives et des Municipales de 2019 que Armand Okoll, Cabral Libii, François Bell, Serge Espoir Matomba, René Bonono Bakota, Clarence Yongo, Habiba Issa, Alice Sadio, Stephane Bobe Enguelenguele, Paul Mahel, Aloys Parfait Mbvoum, Emmanuel Ntonga, Mamadou Motta, Mispa Awasum, Serge Eric Dzou, etc doivent véritablement mouiller le maillot non plus pour tirer et marquer le penalty à la configuration de l’aîné Kamto,

mais fort au contraire c’est pour pour devenir qui conseiller municipal, qui maire d’une commune d’arrondissement d’une aire culturelle, qui député de la nation, qui sénateur de la République. A moins que le nouveau président de la république ne se décide à mettre un terme à la fonctionnalité de la chambre haute du parlement camerounais, laquelle est éminemment consommatoire d’un budget colossal.

Par contre, si Paul Biya, Ni John Fru Ndi, Garga Haman Adji, Adamou Ndam Njoya, Jean Jacques Ekindi, Dakolé Daissala, Issa Tchiroma Bakary et Amadou Moustapha ne s’attellent pas résolument à cette besogne dans leurs formations politiques respectives comme c’est le cas depuis des décennies histoire de créer le scénario du renouvellement de la classe politique vieillissante et décadente, il vaut mieux que des jeunes eux-mêmes, à l’image des trois figures de la présidentielle, prennent le devant de la scène, acquièrent un capital politique et conquièrent le pouvoir grâce à la sympathie nourrie par des catégories sociales, laquelle est née des projets et programmes politiques conçus et acquis aux aspirations populaires.

Ne dit-on pas que le pouvoir ne se donne pas, mais il s’arrache? En conquérant alors ce pouvoir par le truchement de l’autonomisation sur l’échiquier politique, des jeunes loups aux dents longues créeront, coûte que vaille, une certaine reconfiguration du champ politique.

Le Don King
Mot à wou à wou!

Profitez d’une base de données de plus de 2 2 000 visiteurs et:

Augmentez votre visibilité à l’échelle nationale et internationale

Menez vos campagnes    sur internet, le plus grand réseau de communication

Booster vos affaires

Publiez vos annonces à partir de 5 000 FCFA

Contact: 000 237 698 11 70 14  Mail : contact@lewouri.info

Facebook Comments

About Lewouri Info TV

Le Wouri Info Tel : (+237) 698 11 70 14

Check Also

Les sécessionnistes attaquent Okalia Bilaï

Le cortège du gouverneur de la région du Sud-ouest a essuyé des tirs ce 12 …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *