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Jean-Marc Bikoko condamne l’excès de zèle et la dérive autoritaire liés aux déclarations de certains membres du gouvernement

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Jean-Marc Bikoko condamne l’excès de zèle et la dérive autoritaire liés aux déclarations de certains membres du gouvernement. Le point focal de “Dynamique citoyenne” a, au cours d’un point de presse le 8 octobre 2018, fustigé Paul Atanga Nji et Issa Tchiroma Bakary qui, selon le syndicaliste, ont, tous les deux, fait preuve d’arrogance et de mépris vis-à-vis des citoyens.

En faisant une évaluation citoyenne de l’élection présidentielle 2018, Jean-Marc Bikoko demande au président de la République sortant de rappeler à l’ordre le ministre de l’Administration territoriale (Minat) afin qu’il cesse de proférer ds menaces aux Camerounais comme il l’a fait le 5 octobre 2018 à Paul Eric Kingue, directeur de campagne de Maurice Kamto. D’après le point focal de “Dynamique citoyenne”, P. Atanga Nji ne doit, en matière électorale, jouer que le rôle d’interface entre le gouvernement et l’organisme indépendant chargé de l’organisation, de la gestion et de la supervision du processus électoral et référendaire en liaison avec les administrations concernées. J.-M. Bikoko propose alors au pays de Paul Biya de s’arrimer à la modernité afin que le discrédit qui pèse sur le système électoral soit dissipé.

L’enseignant syndicaliste illustre, par exemple, que deux élections se sont tenues le 7 octobre 2018 au Cameroun et au Brésil. Alors qu’au pays de Lula Da Silva, 140 millions d’électeurs ont participé au vote, les résultats ont été rendus publics le même jour. Pourtant, au Cameroun, où plus de six millions de concitoyens ont accompli leur devoir civique, les résultats sont attendus au plus tard le 22 octobre 2018, soit 15 jours après le déroulement du scrutin.

Mais, de façon globale, Bikoko se réjouit de ce que l’élection se soit déroulée dans les dix régions administratives sans incidents graves en termes de violences physiques dans les différents centres et bureaux de vote. Même si cela n’a été possible que dans les chefs-lieux des régions et certains arrondissements environnants le Sud-Ouest et le Nord-Ouest. Celui qui est, par ailleurs, le président de la Centrale syndicale du secteur public (Csp) se félicite, par la même occasion, de l’engouement des compatriotes pour l’observation du scrutin en vue de la sécurisation des suffrages exprimés et de l’utilisation, sans entraves, des téléphones portables et autres appareils photos dans les bureaux de vote, particulièrement lors du dépouillement.

Toutefois, relativise J.-M. Bikoko, au-delà de ces quelques points positifs, les différents rapports des observateurs de ce consortium d’Organisations non-gouvernementales (Ong) font état des irrégularités qui sont légion. Un cas emblématique est celui lié à la volonté manifeste d’obstruction du ministre de l’Administration territoriale (Minat) à travers le refus injustifié des accréditations aux organismes de la société civile qui en font la demande. “Selon le point focal de “Dynamique citoyenne“, sur 1260 demandes d’accréditation faites dans le cadre du projet Incred par l’Ong “Un monde avenir, le Minat a accordé moins du dixième”. Autre irrégularité non des moindres énumérées par Bikoko l’affichage tardif des listes d’électeurs devant les bureaux de vote en violation du délai des huit jours avant l’élection. Pourtant, c’est prescrit par le code électoral en vigueur.

Dans la ville de Yaoundé, où les représentants de “Dynamique citoyenne” ont fait le tour de 11 centres de vote le 6 octobre 2018, veille du jour du scrutin, en compagnie des invités de la coalition “Tournons la page!” venus du Tchad, du Congo et de France, ils n’ont vu des listes affichées dans aucun bureau de vote jusqu’à 18h.

Aussi y a-t-il la désolation de plusieurs détenteurs de cartes d’électeurs qui n’ont pas pu voter, selon les observateurs électoraux de ce conglomérat d’Ong, dans toutes les régions camerounaises du fait de l’absence de leur noms sur les listes officielles publiées par Elecam. Bikoko estime, d’ailleurs, que “c’est une incongruité inexplicable pour cette institution qui devrait, pourtant, être à la pointe de la révolution informatique“.

Les cas d’interpellation et d’obstruction subis par les observateurs de “Dynamique citoyenne” à travers le pays du fait de l’excès de zèle de certaines autorités administratives et des forces de l’ordre participent, dans la même veine, des irrégularités vécues sur le terrain. La nomenclature desdites scories n’en est pas exhaustive.

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