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Élections Fecafoot : l’audience en annulation a débuté hier devant la Cca

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La première audience dans le cadre de la plainte d’une centaine de clubs de football du Cameroun qui demandent l’annulation de l’ensemble du récent processus électoral à la Fécafoot a eu lieu hier devant la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSF).

D’un côté, Me Désiré Sikati, conseil de la Fécafoot. De l’autre, Me Wamba Makollo, conseil des clubs ci-dessus mentionnés, Abdouraman Hamadou Babba et une dizaine d’autres présidents de clubs qui ont tenu à être physiquement présents pour cette première audience.

Les plaignants demandent l’annulation de l’ensemble du processus électoral ayant conduit Seidou Mbombo Njoya à la tête de la Fécafoot pour au moins 6 raisons, dont les plus flagrantes sont les violations grossières de la loi du Cameroun, ainsi que des statuts de la Fécafoot, de la Caf et de la FIFA.

Et le moins que l’on puisse dire est que les certitudes affichées par Me Désiré Sikati lors des rencontres préliminaires ont volé en éclats. Alors que dans un premier temps l’avocat mandaté par Seidou Mbombo Njoya avait subrepticement évoqué l’incompétence de la CCA pour connaître de ce litige, il a cette fois-ci rangé son fallacieux argumentaire sur la question au fond de sa mallette. Mais peut-être aurait-il mieux valu pour lui qu’il l’affichât car les deux leviers sur lesquels il comptait s’appuyer pour faire perdre la partie adverse ont tout autant volé en éclats. Sinon bien pire.

Le Premier levier a été de ressortir le très vieil et tout autant fallacieux argumentaire de Mathias Eric Owona Nguini sur « l’épuisement des voies de recours en interne ». Argument inopérant dans la mesure où dans au moins deux sentences antérieures qui sont de fait des jurisprudences, la CCA et surtout le TAS avaient clairement indiqué que « les décisions prises par l’Assemblée générale ne peuvent faire l’objet d’aucun appel devant les organes juridictionnels internes ».

Le second levier, là aussi totalement ubuesque, a été de tenter de démontrer que comme une vingtaine de clubs et de personnalités (sur les 130 environs qui ont intenté cette procédure à l’origine) ont décidé de faire marche arrière et d’annuler le mandat donné à Me Wamba Makollo. Sauf qu’à ce niveau, Me Désiré Sikati a cruellement manqué de culture en ce qui concerne les récentes sentences juridiques à la Fécafoot ces dernières années. S’il en avait eu à minima, il saurait que plusieurs clubs et personnalités (une quarantaine au total) qui avaient été à l’origine de la plainte en annulation du processus électoral ayant porté Tombi A Roko à la tête de la Fécafoot s’étaient désisté et que cela n’avait pas empêché la procédure de suivre son cours et d’aller à son terme, avec le verdict que tout le monde sait.

Le TAS notamment avait simplement indiqué qu’il prenait acte de ces désistements et qu’il continuait la procédure avec les plaignants restant. De ce fait, Ufei Nseke et Rose Nyobe qui sont notamment les personnalités les plus connues parmi celles qui ont jeté l’éponge hier et qui souhaitaient que la procédure s’arrête net de ce fait, doivent se dire aujourd’hui que ces désistements n’auront servi à rien. Sinon à être considérées comme des traitresses par leurs alliés d’hier.

Les deux leviers (exceptions?!?) de Me Sikati ayant été battus en brèche par Me Wamba Makollo, les débats au fond vont avoir lieu dès le 27 février prochain avec une probabilité très élevée que l’élection soit annulée.

On ne perd rien pour attendre mais on sait d’ores et déjà qu’une grosse hypothèque est mise le séjour de l’équipe en place actuellement du côté de Tsinga.

Steve Djouguela

 

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