Home IDEES Dieudonné ESSOMBA : « Les contenus développés dans ces livres atteignent un...

Dieudonné ESSOMBA : « Les contenus développés dans ces livres atteignent un niveau d’indécence et de provocation inimaginable »

57
0

Les derniers évènements nous montrent sous une forme de plus en plus horrible dans quel trou noir peut nous conduire l’Etat unitaire.

Cet instrument d’asservissement de la Nation est la voie par lequelle n’importe quoi peut entrer au Cameroun et être absorbé sans le moindre frein, sans le moindre amortissement.

Prenons cette histoire du Livre Unique. Le Livre Unique a existé au Cameroun dans les années antérieures et a disparu. Si le principe de sa restauration n’est pas fondamentalement mauvais, c’est l’immixtion des puissances étrangères qui rend la pratique intolérable.

En effet, c’est une demande de la Banque Mondiale contre laquelle  on a longtemps hésité le Gouvernement du Cameroun, compte tenu des difficultés opérationnelles, et certainement à la recherche d’une occasion pour échapper à cet oukase.

Ayant constaté que le Gouvernement trainait des pieds, la Banque Mondiale a sorti les yeux, et l’a sommé d’adopter immédiatement la mesure, sans la moindre hésitation, ni le moindre murmure, faute de quoi elle va couper ses vivres.

La queue entre les jambes comme un chiot que vient de blâmer son maitre, le Gouvernement s’est exécuté, mettant les fonctionnaires de l’Éducation en devoir de bricoler d’abracadabrantes explications pour justifier tout le désordre et la précipitation de cette sommation interpellative et arrogante des bureaucrates de Brettons-Woods qui ont transformé le Cameroun en un docile toutou entre leurs mains.

Bien plus, les contenus développés dans ces livres atteignent un niveau d’indécence et de provocation inimaginable même dans des pays Occidentaux où on célèbre les mariages entre les femmes et les chiens dans les églises : sous prétexte d’éducation à la sexualité, ils ont subrepticement glissé la promotion à peine déguisée de la pédophilie et de la zoophilie.

Comment n’arrivons-nous pas à voir l’anomalie de ce système ? Comment pouvons-nous accepter un système dans lequel un Chef d’Etat peut être pris en otage par des puissances étrangères hostiles et imposer au peuple des ordres de toute nature, sans la moindre possibilité de réaction ?

Naguère, on a interdit à l’État de ne plus investir dans le secteur productif, au mépris du bon sens, en prétendant que le secteur privé va prendre le relais. Ce relais est où ? Quelle est l’entreprise importante qui a été construite au Cameroun, quelle exploitation agroindustrielle après 1987 ?

Rien ! Rien ! Rien !

Et ce n’est que logique ! Car dans un pays sous-développé et petit comme le Cameroun, l’investissement structurant comme les barrages, les chemins de fer ou les agroindustries ne peut être que le fait de l’État et jamais par le marché financier.

Les raisons sont simples, de tels investissements sont très rarement rentables du point de vue financier dans nos pays, compte tenu de l’inefficacité de l’environnement économique marqué par d’innombrables carences en équipements énergétiques, voies de communication, expertises, chaines de valeurs, marché, etc.

Du reste, même lorsqu’il arrive qu’ils soient rentables, ce n’est quà long terme. Ce retour trop long sur investissement les rend très peu attractifs, le milieu financier se méfiant des pays intrinsèquement instables, aussi bien sur le plan économique avec des crises à répétition que sur le plan politique, souvent marqué par des transitions douloureuses, des coups-d’Etat, des rebellions et des sécessions.

Aucun investiseur raisonnable, même s’il est Camerounais, ne peut venir investir dans un projet dont le bénéfice n’aura lieu qu’après 20 ans, car il n’est pas sûr que pendant cette période, le Cameroun sera encore en paix !

C’est donc là qu’intervient l’Etat. Celui-ci investit dans des secteurs économioquement nécessaires, qui élargissent la marge de manœuvre du secteur privé et lui permettent de prospérer, même si ces secteurs ne sont pas eux-mêmes rentables ou que le retour est très long.

Ces capacités de l’Etat viennent d’une part, parce qu’il a des missions de service public, d’autre part, parce qu’il peut se financer avec des impôts dont le mode de fonctionnement n’obéit pas aux contraintes du marché financier.

En chassant l’Etat, le FMI et la Banque Mondiale ont chassé par la même occasion le développement de notre pays.

D’où l’intérêt de restaurer l’Etat dans le secteur productif sous une nouvelle forme. Il s’agit très clairement d’aller à un modèle fédéral, avec un Etat Fédéral va hériter des interdictions faites actuellement à l’Etat unitaire et prolonger sa docilité de caniche aux bailleurs de fonds étrangers, mais avec des Etats Fédérés qui sont des puissances publiques à qui rien n’est interdit et qui n’agissent pas pour faire plaisir aux fonctionnaires de Washington, mais pour suivre la volonté des Camerounais.

Ces Etats peuvent donc lever des fonds, en taxant la bière ou la cigarette pour construire les exploitations industrielles, sans demander l’avis de personne.

Si l’Etat de l’Adamaoua lance un appel à contribution pour construire un ranch ur son territoire, qui va venir s’opposer ? Un autre Etat Camerounais n’a pas d’argent, mais il veut les parts. Allez, hop ! Tous les buveurs de son territoire lui paient 25 FCFA de bière et il se constitue son apport. De toutes manières, les citoyens vont payer, car c’est eux qui veulent l’emploi.

Le ranch est construit et tout le monde gagne :

-l’Adamaoua gagne son exploitation et valorise son espace

-les autres Etats gagnent des parts dans l’entreprise, et un emploi rémunéré avec congé dans une entreprise d’Etat pour les leurs, et on sait que c’est de ça que raffollent particulièrement les Camerounais ;

-la Fédération gagne en impôts ;

-le Cameroun gagne en emplois, revenus, devises et développement.

Les seuls acteurs qui ne gagnent pas sont le FMI, la Banque Mondiale et les étrangers.
Si nous revenons au thème d’aujourd’hui, il faut dire que même si la Fédération fixe des orientations sur les programmes scolaires, ce n’est pas à elle d’imposer un livre, ni le contenu d’un programme, surtout quand il fait l’apologie de la prostitution, de l’homosexualité ou de la pédophilie.

Quel Etat va vous accepter ça au Cameroun ? Un livre avec la zoophilie ? Les États du Grand Nord vont vous punir de tant d’insolence, ceux du Grande Centre vont vous brûler ça, ceux du Grand Ouest vont vous maudire et ceux du Grand Littoral vont vous traquer.

Est-ce que les Camerounais sont dans vos histoires de liberté des mœurs et d’éducation sexuelle-là ?

Allez faire vos conneries-là ailleurs !

La Fédération n’est pas un caprice, mais une exigence de survie, la condition absolue pour sortir du système postcolonial dans lequel, sous couvert d’unité, un individu phagocite toute la Nation à qui on vient faire boire n’importe quoi.

C’est de ce point de vue qu’il faut voter OSIH.

Dieudonné ESSOMBA

Profitez d’une base de données de plus de 2 2 000 visiteurs et:

Augmentez votre visibilité à l’échelle nationale et internationale

Menez vos campagnes    sur internet, le plus grand réseau de communication

Booster vos affaires

Publiez vos annonces à partir de 5 000 FCFA

Contact: 000 237 698 11 70 14  Mail : contact@lewouri.info

Facebook Comments

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here