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Cameroun/Résolution de la crise anglophone et élections : les grands défis politiques de 2019

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En théorie comme l’année 2018, l’année 2019 est une année électorale au Cameroun. Plusieurs scrutins doivent en effet normalement être organisés. Il s’agit des élections législatives et municipales qui auraient initialement dues se tenir en septembre 2018 avant d’être reportées d’un an.

Il faut cependant signaler que selon le code électoral, les mandats des conseillers municipaux peuvent encore faire l’objet d’une autre prorogation de six (06) mois supplémentaires. De même, les députés peuvent encore par l’adoption d’une loi, proroger presqu’indéfiniment leur mandat à la demande du Président de la République.

En dehors des élections législatives et municipales, l’on devrait également avoir les premières élections régionales afin de concrétiser la mise en place effective des Régions en tant que Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), prévues dans la constitution du 18 janvier 1996 à côté des communes.
En se référant à l’enveloppe budgétaire pour le compte de l’exercice 2019 du ministère chargé de la Décentralisation et du Développement local, tout semble indiquer que 2019 sera l’année de la mise sur pied des Régions.

 

Mais des débats et autres polémiques feront indubitablement surface à l’occasion des élections régionales relativement au corps électoral restrictif, aux compétences et ressources limitées de ces entités.

Un peu comme aux élections sénatoriales, les élections régionales se font au scrutin indirect avec un corps électoral déterminé à l’avance par la loi.

Cependant l’organisation des élections prévues en 2019 ne pourra se faire dans la sérénité et sur l’ensemble du territoire national que si une issue est trouvée à la crise socio-politique qui secoue les Régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis octobre 2016.

Cette crise a dégénéré en crise sécuritaire depuis fin 2017 avec des accrochages quasi quotidiens entre les groupes séparatistes armés et les forces de défense et de sécurité camerounaises. Le conflit a déjà causé de nombreux morts des deux côtés ainsi que dans la population civile. Il a aussi provoqué le déplacement des milliers d’habitants de ces zones.

Les récentes libérations de 289 personnes interpellées et écrouées dans le cadre de cette crise sur environ 1.700 et la mise sur pied d’un programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion pour faciliter le dépôt des armes par les combattants sécessionnistes ne semblent pas avoir produit l’effet escompté chez les irréductibles et autres groupes extrémistes.
Il faudra malgré tout explorer d’autres voies et moyens que ceux expérimentés jusqu’à présent qui se sont révélés inefficaces pour sortir de l’impasse.

En tout cas si la situation actuelle perdure, elle hypothéquera sérieusement l’organisation des élections prévues en 2019 notamment celles de proximité comme les municipales et dans une moindre mesure les législatives, tout au moins dans les Régions en crise.

Hors dans une démocratie précisément, les élections libres, transparentes et crédibles sont des occasions de résolution de nombreux différends politiques.

Eric Boniface Tchouakeu

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