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Cameroun: l’Onu et la France doivent intervenir immédiatement

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L’ heure est grave. Très grave.  Plus les jours passent, plus le Cameroun connait de nouvelles crises.  Cette fois-ci, l’ONU et la FRANCE devraient impérativement intervenir pour mettre fin à la crise sémantico-juridique qui a éclaté il y a quelques jours sur les réseaux sociaux, puis récupérée par la presse.

En effet, juristes, avocats universitaires, hommes politiques, tous bords et grades confondus, se “déchirent” sur un mot français.

De quoi s’agit-il?

Le décret (N°2019/043 du 05 février 2019) de Paul Biya s’est retrouvé sur la place publique. Dans ledit décret, le Chef de l’État camerounais accorde une “délégation PERMANENTE de signature à monsieur NGOH NGOH Ferdinand, Secrétaire général de la présidence de la République”, par ailleurs ministre d’État.

Malgré tous les documents et textes administratifs brandis tous azimuts par les protagonistes pour essayer d’édifier l’opinion, l’ambiguïté persiste sur l’usage du qualificatif “PERMANENT” dans ce décret.

Pendant que les soutiens du RDPC et du Chef de l’État essaient de BANALISER l’usage de cette expression dans le décret en question, l’opposition plaide pour le contraire et estime que ” PAUL BIYA a cédé le pouvoir par décret à NGOH NGOH Ferdinand”, jusque là “vice DIEU” pour certains.

Pour essayer de départager les protagonistes, j’ai saisi de manière informelle la FRANCE de MOLIÈRE – pour la partie sémantique du problème – et l’ONU – pour le côté “juridique” au plan international.

SELON LA FRANCE DE Jean-Baptiste Poquelin, dit MOLIÈRE…

Le terme “PERMANENT” signifie : “demeurer sans discontinuer, ni changer; qui dure sans modification ou interruption”. C’est-à-dire, “constant, continu, qui ne s’arrête jamais, stable, inaltérable, incessant, inébranlable, immuable, constant”.

En français facile…

NGOH NGOH Ferdinand à travers ce décret, signe les actes du président de la République du Cameroun, “sans discontinuer”, et “sans limite”, au moins depuis le 5 février 2019.

Selon l’ONU, organisation internationale la plus importante du monde…le terme “PERMANENT” ne saurait être banalisé dans un cadre juridique, surtout de haut niveau.

La preuve, la Charte des Nations-Unies stipule formellement que le Conseil de sécurité de l’ONU se compose de quinze (15) États membres de l’organisation.

La composition du Conseil est régie par l’article 23 du chapitre V de la Charte. Il fait la distinction flagrante entre “Membres PERMANENTS” c’est-à-dire “qui ne changent pas, et ” Membres NON PERMANENTS ” du Conseil de sécurité, susceptibles de changer. Et ils ont beaucoup changé depuis 1945.

SAUF à croire au bout du compte que les éminents juristes internationaux ayant refusé de “banaliser” l’usage du terme “PERMANENT” dans un cadre juridique aussi important pour la préservation de la paix dans le monde ne l’étaient pas véritablement…

SAUF à croire que le dictionnaire français se ‘trompe” littéralement dans ses différents sens sur le terme PERMANENT….Il ne reste plus qu’à inviter la FRANCE de MOLIÈRE et les juristes de l’ONU à la “grande école” du Droit administratif et de la sémantique camerounaise – sans doute la meilleure au monde – afin de mieux édifier ces “incultes et médiocres” qui ont l’outrecuidance de s’y opposer.

QUE DIEU BÉNISSE LE CAMEROUN.

Un article de  NJIKI FANDONO, contributeur lewouri.info

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