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Cameroun : Jean Marc Ekoa Mbarga, le sous-préfet de  Douala 4e est un exemple de la diversité culturelle

Le Cameroun s’apprête à célébrer le 20 Mai prochain la 47 fête nationale de l’unité. L’arrondissement de Douala 4e entend jouer les premiers rôles lors de ce moment fort de notre pays, au regard de son caractère cosmopolite. Dans un entretien exclusif, accordé à lewouri.info votre journal en ligne, le sous-préfet de Douala 4e Jean Marc Ekoa Mbarga apporte plus de précisions sur les préparatifs de cette fête de l’unité dans sa circonscription administrative. Chemin faisant, il présente également le visage cosmopolite de son arrondissement.

 

Monsieur le sous-préfet, la 47e édition de la fête nationale de l’unité se célèbre le 20 Mai prochain sous le thème “Unité dans la diversité, atout majeur du peuple camerounais dans sa marche résolue vers l’émergence“. Comment est ce que vous appréhendez cette thématique ?

Écoutez ! Je ne dirais pas mieux que ce que le chef de l’État a déjà mentionné  dans la plupart de ses tweets. En réalité l’unité c’est quoi? Ce qui vous unie doit être plus fort que ce qui vous divise. Je crois donc que la diversité culturelle, ethnique et socio-politique de notre pays est un atout majeur, qui naturellement doit rappeler à la conscience collective des camerounais que nous avons beaucoup de choses à préserver, pour notre vivre ensemble.

Ce thème met l’accent sur l’unité dans la diversité. Et Douala 4e est un exemple patent par son caractère cosmopolite Monsieur le sous-préfet…

C’est une lapalissade de dire que Douala 4e est un exemple de diversité culturelle. Quand on sait que cet arrondissement regroupe pratiquement toutes les ethnies. Tout ce que vous avez comme tribalité dans le Cameroun. Donc nous nous sentons à l’aise d’être parmi toute cette diversité culturelle. Nous faisons tout ce qui est possible pour renforcer les liens entre les diverses communautés qui y vivent et les sensibiliser à comprendre que nous avons par la magie de l’histoire et de la géographie d’être obligé de nous retrouver ici à Bonaberi et que nous devons vivre ensemble, nous devons consolider nos rapports de manière à ce que les autres ne se sentent pas marginaliser.

Douala 4e accueille aujourd’hui un important nombre de déplacés internes venus du sud-ouest et parfois du Nord-ouest. Vous en tant que autorité administrative de cette localité du département du Wouri, comment est ce que vous gérez au quotidien ce flux des personnes déplacées?

Évidemment! On les gère comme des êtres humains. C’est justement pourquoi vous n’avez pas trouvé les gens qui dorment à la véranda de la sous préfecture. Nous sensibilisons les familles qui sont à Bonaberi d’ouvrir leurs portes et d’accueillir ces déplacés internes. Dieu seul sait que la zone de Bonaberi étant par essence celle qui regroupe un grand nombre de ressortissants des régions du nord-ouest et du sud-ouest, la plupart des déplacés internes qui arrivent ont quand même 80 à 85% de chance de trouver un membre de la famille qui peut naturellement les loger. Mais jusque là, je peux le rassurer, nous n’avons pas encore reçu au niveau de la sous-préfecture les gens qui viennent vous dire que nous n’avons pas où passer la nuit. Parce-que j’ai entendu des choses.

On dit que des gens dorment aux bords des routes…vous êtes journaliste, vous pouvez investiguez. Le camerounais est par essence un homme hospitalier. Ça veut dire quand vous avez un lien de parenté avec une personne, lorsqu’elle est en difficulté, vous allez les accueillir chez vous afin de le loger, lui donner à manger, en attendant qu’il puisse se battre autrement.

Les Ong, les organisations de la société civile jouent aussi leur partition. Tout comme les dispositions qui ont été prises par le ministère de l’administration territoriale permettant d’apporter un soutien approprié à ces personnes qui sont en difficultés. Je crois que jusqu’à présent, il n’ya pas lieu de s’alarmer. Contrairement à ce que les gens peuvent penser, personne ne dort à la belle étoile, si ce n’est pas nos enfants de la rue qu’on connait habituellement.

Monsieur le sous-préfet, revenons maintenant à la célébration de cette fête de l’unité, en termes de préparatif à Douala 4e.

On a commencé à préparer déjà comme vous pouvez le savoir, la semaine dernière notamment samedi 11 Mai, on était à la marche de l’unité à la vallée de Besseke. Les populations et les forces vives de Bonaberi se sont mobilisées pour assister à cette marche de l’unité.  Après la marche, le lundi qui suivait c.à.d. le 13 Mai, c’était la journée dédiée à la levée des couleurs dans les services publiques, parapubliques, et privés, y compris les chefferies traditionnelles de l’arrondissement de Douala 4e, cette activité également s’est bien déroulée avec des élèves à qui nous avons eu l’occasion d’inculquer les notions de patriotisme. Ce vendredi 17 Mai 2019, nous organisons la retraite aux flambeaux.

Que symbolise la retraite aux flambeaux ?

C’est la lumière, même dans la bible, il est écrit que la lumière c’est la vie. Il faut qu’on présente aux yeux du monde que le Cameroun brille de tout ses feux. Que le Cameroun est debout. Qu’il est dirigé. C’est d’ailleurs ce que nous allons inculquer aux jeunes qui prendront part à cette retraite aux flambeaux. Elle symbolise aussi la force. Parce-que marcher c’est une démonstration de force. C’est de dire à ceux qui nous regarde que nous sommes en vie, nous sommes là, nous sommes présent.

Demain samedi 18 Mai 2019, le gouverneur a décidé que soit organisé à Bonaberi, un gala culturel qui va regrouper toutes les sensibilités culturelles de la ville de Douala et du département du Wouri. Évidemment les gens ne viendront pas quand même de Monoka. Mais au moins ceux qui sont dans les 5 arrondissements  la plupart vont converger ce samedi assister à ce dîner de gala.

Quel est le message fort que vous souhaitez porter à l’égard de vos populations à la veille de cette fête de l’unité ?

Je voudrais demander aux populations de continuer à être solidaires, hospitaliers à l’endroit des déplacés internes qui sont en difficultés aujourd’hui. On doit les accueillir, les encadrer. Par ailleurs que les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre prennent toutes les dispositions pour que ce soit vraiment les déplacés internes. Et non pas des personnes mal intentionnées qui profitent de la situation des déplacés internes, pour venir s’installer à Bonaberi et crée des situations d’insécurité. Nous veillerons au quotidien.

Monsieur le sous-préfet, vous venez de recevoir le prix mosaïque international. Quel est le sentiment qui vous anime actuellement ?

Permettez-moi de faire la précision que c’est le 3e prix en espace d’un mois. Vous allez voir derrière moi le prix que le collectif des journalistes d’investigation vient de me décerner. Vous allez aussi observer le prix remis par le mérite local. Voilà le 3e prix mosaïque international que je reçois actuellement.
C’est un sentiment de satisfaction que je ressens. Parce-que vous avez l’impression que les gens vous suivent au quotidien.

Je dois avouer qu’au moment où ce groupe de journaliste me remettait ce prix, je connaissais que certains journalistes du collectif des journalistes d’investigation. Mais par rapport au mérite local et mosaïque international, je ne les connaissais pas avant. Je suis convaincu que ce que nous faisons au quotidien est suivi par des oreilles et des yeux avertis. Quand vous recevez un prix de ce genre par des gens que vous ne connaissez pas, et qui vous disent que ” nous suivons vos activités au quotidien et nous sommes convaincu que ce que vous faites apporte un plus à l’avancée du pays…” Moi je ne peut-être qu’ému et content d’avoir reçu ce prix. Cela me donne également la force de continuer à faire mieux. Étant donner que la perfection n’est pas de ce monde. Mais chaque fois qu’on est encouragé comme je viens de l’être avec ce prix .je vais continuer à redoubler d’ardeur au travail pour être toujours mieux apprécié par des observateurs.

 

Propos recueillis par Didier kieretu: lewouri.info

 

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