Home / EDITORIAL / Cameroun : il faut combattre l’indifférence !

Cameroun : il faut combattre l’indifférence !

C’est fait aujourd’hui, l’indifférence fait de nombreux ravages dans notre pays. Que de fois en effet, avons-nous eu des préoccupations que pour nous même. Que de fois, n’avons-nous pensé qu’à nous même.

Que de fois avons-nous ignoré le lien des autres. Que de fois avons-nous refusé assistance à des proches parents malades dans nos familles. Et que de fois paradoxalement après leur décès nous nous sommes mobilisés parce qu’il fallait leur offrir de somptueux funérailles.

L’indifférence crée des ravages dans notre société. On ne le réalise peut-être pas toujours, mais le nombre d’hommes en situation de précarité morts à cause de l’indifférence des autres hommes plus nantis c’est-à-dire  riches et uniquement soucieux d’eux-mêmes, est plus important que le nombre de ceux qui ont perdu leur vie par l’épée.

L’indifférence aux autres, le fait de les ignorer, par égoïsme en ne pensant qu’à nous même au détriment des autres,  compte parmi les premières  causes de mortalité. C’est  même peut-être la principale cause de mortalité dans notre pays.

Au Cameroun, les gens ne meurent pas forcement parce qu’ils sont victimes d’Avc ou de diabète. L’homme doit s’interroger lui-même dans son rapport et sa relation avec l’autre. L’indifférence qui pourrait aussi se traduire comme l’oublie des autres, possède des formes d’expressions variées : le fait d’éviter le malheureux, fermer son cœur à l’affamé, ou resté silencieux face à des situations d’injustices.

Une autre forme d’indifférence est celle de la bonne parole. D’avoir à prononcer à l’endroit des autres que des paroles malfaisantes. C’est parfois ne pas tenir compte du bien de l’autre. L’indifférence  aussi, c’est ne pas savoir choisir ses mots quand on s’adresse aux autres. Dans la vie,  il faut faire très attention, dans la tenue du langage, on ne sait jamais avec quel problème les gens sont sortis de chez eux, ce n’est pas parce qu’ils marchent là dehors qui sont forcement comme vous. C’est un gros cas de maladie à la maison, c’est la situation d’un parent sous oxygène dans un hôpital en réanimation, qu’est ce qu’on sait des autres ? Est ce parce qu’ils affichent un sourire ?  Est-ce que c’est plus facile avec les autres ?  Autant de réflexions qui nous invitent à reconsidérer nos propos. A travers la parole il y a une obligation de charité et d’amour à l’égard des autres.

Nous devons guérir de cet aveuglement spirituel et matériel qui nous empêche de voir le malheur des autres. De ce pauvre qui devant moi à faim et à qui je suis incapable de donner un bout de pain. Il faut que mes yeux s’ouvrent à la misère de ceux qui croupissent,  de ceux qui n’occupent pas socialement la même position des privilèges que moi. Il y a des situations qui choquent et des situations qui révoltent. Et donc si la misère des autres ne peut plus nous interpeller il faut demander la grâce de guérir de cette cécité là. Les choses changeront pour toi et autour de toi, si tu donnes  à celui qui a faim ce que toi tu désires et si tu combles les désirs du malheureux.

Armand-Rodolphe Djaleu

Profitez d’une base de données de plus de 2 2 000 visiteurs et:

Augmentez votre visibilité à l’échelle nationale et internationale

Menez vos campagnes    sur internet, le plus grand réseau de communication

Booster vos affaires

Publiez vos annonces à partir de 5 000 FCFA

Contact: 000 237 698 11 70 14 /672 47 11 29

Mail : contact@lewouri.info

Facebook Comments

About Lewouri Info

Le Wouri Info Tel : (+237) 698 11 70 14

Check Also

Ras-le-bol : les Gilets Jaunes montrent la voie de la libération de l’Afrique de la France-Edito

Dans un brillant texte publié en 1975, sur la littérature et la politique, Jacques Chevrier …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *