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CAMEROUN: CERTAINS DE NOS INTELLECTUELS SONT LES LAMPES SANS PÉTROLE

Ils sont bardés de diplômes mais ne parviennent pas à éclairer la société, ne parviennent pas à impacter la société tout simplement parce qui sont comme une lampe donc la mèche est imbibée d’un peu de pétrole et donc le réservoir ne contient aucune goutte de pétrole c’est-à-dire qu’ils n’ont pas pu digérer les informations apprises dans les livres pour en faire des connaissances dans leur domaine de vie (pétrole dans le réservoir).

Résultat de course, on a comme impression que plus on avance, plus on obscurci davantage les vies des personnes qui nous entour. On n’a aucune position sur les questions qui relèvent de la construction de l’imaginaire d’un peuple i.e. la science, la culture, l’économie, la politique, la tradition et la religion : on se contente de valoriser ce que le maitre nous dit et prêche cela partout où nous nous trouvons sans avoir jamais essayé de la remettre en question.

Nos intellectuels sont les lampes sans pétrole parce qu’ils enseignent la philosophie à nos enfants, c’est-à-dire leurs donnent les armes pour démonter toutes les faussetés de l’histoire mais à la fin de leurs cours, ils leurs disent surtout que cela reste dans le cadre du cours pour avoir son examen et que les exemples qu’ils ont pris pour démonter l’histoire ne doivent nullement affecter leur foi ou leur façon de raisonner : somme toute, il donne 1 et enlève 1 aux enfants et on se pose la question sur la qualité des produits de nos écoles. Nos écoles apprennent aux enfants de répéter ce que le maitre dit pour avoir l’examen ou valider sans jamais lui apprendre à raisonner, sans jamais lui apprendre à aiguiser son esprit critique, sans jamais lui apprendre à produire ses propres connaissances au travers de son expérience, de son histoire et de l’histoire de la science dans le domaine qui l’intéresse. Mbog Bassong les appelle : « les répétiteurs de la science des autres »

Nos intellectuels sont des lampes sans pétrole, il y a que la mèche de cette lampe qui est imbibée d’information, il faut y mettre du pétrole dans le réservoir afin que cette lampe éclaire vraiment la société. Nous avons beaucoup d’intellectuels aujourd’hui et paradoxalement, nous demeurons dans le noir, le noir de la pensée, le noir de l’action, le noir des perspectives : bref nous restons dans la caverne. Il y a donc urgence : urgence de la pensée, urgence de l’action et urgence de retrouver notre humanité afin de ne pas demeurer le souffre-douleur des autres.

Nos intellectuels sont des lampes sans pétrole parce que face aux évènements que notre société traverse maintenant, très peu sont capables de prendre leurs plumes pour donner leurs positions ou défendre simplement la vie. Même avec le peu de pétrole sur la mèche, ils ne parviennent pas à faire briller leur part à 10 m d’eux car balloté au rythme du vent en fonction des évènements afin d’avoir un strapontin : en fait, ils n’ont pas de principes et encore moins de vision. C’est le verre qui manque à leur lampe. Ils l’ont jeté pour porter la toge du dénie et de la fatalité : « l’homme propose, dieu dispose », « le moment de dieu viendra », « on va faire comment ? », « la solution viendra seule » etc.. Ceci est fatalisme et conduit à l’inaction, l’inertie et la régression. Un intellectuel doit être capable de dire et enseigner que nous sommes les maitres de notre destin et nous le façonnons au travers nos pensées et actions. Nos pensées sont des causes et nos actions sont les conséquences de nos pensées. Ces pensées doivent être les pensées constructives sinon elles risqueraient d’avoir des dégâts sur nos actions exactement comme la mal-bouffe qui nous cause toutes sortes de tort : indigestion, constipation et malaise généralisé. C’est en ce moment que l’homme se déploie à la recherche de la solution à ses problèmes sans plus attendre un sauveur, un messie. L’homme doit prendre la mesure de la tâche qui l’incombe au-delà de tout fatalisme. Il doit se mettre en mouvement et faire corps avec la nature afin d’améliorer ces conditions de vie, de comprendre cette nature et de la protéger.

Nos intellectuels sont les lampes sans pétrole parce qu’ils ressemblent à cette forêt touffues de petits arbustes donc aucun n’a pu faire une place au soleil à cause du manque de la discipline de la pensée. Il aurait pu simplement arracher ou diminuer les arbustes qui nuisent au rayonnement des arbres à même de porter plein de fruits dans la société. C’est-à-dire, ils devraient savoir qu’on a de richesse que d’homme et que notre richesse se trouve dans notre humanité : ainsi, ils devraient être les premiers à défendre la vie et la valoriser le bon, le beau et le juste.

Nos intellectuels sont les lampes sans pétrole parce qu’ils ressemblent aux hommes qui mangent à longueur de journée (ingurgitent les informations), mais sont constipés : tout ce qu’ils disent semble déformer et dénuer de sens (la constipation rend malade, on commence à avoir la mauvaise haleine et bien d’autres maux), ils se sentent toujours mal face à la vérité (l’indigestion chronique augmente la nervosité) : ils se mettent donc à crier, à jouer la fibre émotionnelle pour qu’on leur écoute, à jouer abusivement sur la fibre de la victime pour racoler mais, le fait qu’il soit mal à cause des informations accumuler sans jamais l’avoir digérée. C’est la raison pour laquelle, il peut défendre les affaires du maitre sans gêne ni peur. Et quand-ils dégagent un « pet », cela sent étrangement et repoussent tous ceux qui sont autour de lui : c’est l’effet de la constipation intellectuelle qui est statique et non dynamique.

Nos intellectuels sont les lampes sans pétrole parce qu’ils ne parviennent pas à comprendre qu’il est plus difficile de combattre une pensée mentale que de la guerre extérieure qu’on mène contre soi-même (ses propres frères et sœurs) avec les armes, les tangues et les bombes. La guerre extérieure ne profite qu’au fabricant d’armes et de balles et les pays qui le soutien. Le rôle de l’intellectuel est donc de proposer une solution qui passe par la construction d’un imaginaire non polluée de la société: il conscientise et sensibilise la population sur le pouvoir qu’il détient dans leur vie. Un pouvoir de plus en plus obstrué par les bières qui se trouvent dans les snacks et les débits de boissons à tous les rues ; un pouvoir obstrué par l’obscurantisme religieux donc les effets sont l’éclatement de nos familles et disparition tout simplement de certains fidèles. Nous détenons tous un pouvoir, ils ont tenté de nous en dissuader afin de mieux nous contrôler : nous sommes perfectibles. Mettons-nous au travail. Le travail n’est pas que physique, elle concerne également tous les aspects de l’être humain.

Mais, tous ne sont pas des lampes sans pétroles : il y a qui ont déjà produit rempli leur réservoir et commence à sensibiliser le continent de la dérive des religions importées, de la dérive des sectes, de la dérive des stars fabriquées pour abrutir la jeunesse. Ils sont nombreux qui se sont lancés dans l’entreprenariat pour produire d’une façon ingénieuse afin de renforcer notre tissu économique et il y a qui ont décidé de valoriser ses derniers au travers l’entreprenariat. Certains ont décidé de sensibiliser autour d’eux afin d’augmenter la prise de conscience ayant pour perspective d’avoir les jeunes bien formés demain doté d’un esprit critique et de discernement.

D’autres ont décidé de commencer par apprendre à comprendre le fonctionne du monde, de leur société et d’eux-mêmes qui somme toute se résume à la dernière. Parce qu’il y pas connaissance, s’il y a pas pensée, il y a pas action sans pensée en amont et il y a pas habitude sans action répétée au quotidien et tout cela commence par chacun de nous, c’est ainsi qu’on impacte notre environnement le plus proche et de manière contagieuse, d’autres environnements: c’est ainsi qu’on pourra donc impacter notre pays de manière positive. Les bons fruits provenant de la bonne graine, apprenons à cultiver de bonnes graines c’est-à-dire de bonnes pensées. Apprenons à nous connaitre nous-même : c’est l’une des clés du succès. On a besoin des hommes qui font apprendre à rêver d’avantages aux Camerounais afin que ceux-ci croient de nouveau à leur patrie. Le peuple a besoin de rêver et de travailler.Tout cela augure un lendemain meilleur. Il faut multiplier cette catégorie d’intellectuels par milliers afin de construire davantage ce qui est bon, beau et juste. Il en faut des tonnes afin des produire des gagneurs : un gagneur étant celui qui s’engage à la construction d’une société abondante, libre et juste.

J’aime toutes ces âmes bonnes qui font la promotion du bien autour d’eux : qui valorisent les autres et leurs travaux, qui encouragent les entreprises de leurs concitoyens, qui ont de la compassion quand la vie est bafouée, qui pensent aussi à ceux qui sont dans le besoin, qui travaillent à rendre cette société encore plus abondante : ces personnes je les aime énormément. J’aime ces personnes qui créent les emplois, des facilités pour leurs concitoyens mais qui sont intègres et honnêtes. J’aime les hommes et femmes de principes : c’est la raison pour laquelle, il nous faut des intellectuels qui sont comme des lampes avec pétrole.

Le pétrole c’est notre conscience, notre seul et vrai juge ; certains l’ont vendu à vil prix. Ils n’ont plus d’humanité, ils ne ressentent plus rien : ils sont mort consciemment et n’ont plus de cœur mais continuent tout de même à s’agiter. Les conséquences de leurs actions sont sans appels : mépris, vol, détournement, séquestration, intimidation, poste à tout prix, grade à tout prix. Un intellectuel doit aimer son pays malgré toutes ces tares et travailler à les corriger en commençant bien sûr par se corriger lui-même. Un intellectuel qui est comme une lampe à pétrole cultive les pensées d’amour, d’humilité (qui ne signifie pas accepter qu’on vous marche dessus), d’intégrité, de générosité et de paix. L’humilité disait quelqu’un « c’est prendre et reconnaitre sa place ».
L’intellectuel doit dissiper les nuages afin que le soleil brille et que de nouvelles perspectives se présentent et nourri l’imaginaire collectif.

Certains de nos intellectuels sont des lampes avec pétrole mais la plupart sont des lampes sans pétrole, il y a donc urgence : de pensée, de vision, d’actions et surtout d’humanité.

Le peuple se meurt parce que la plupart de nos intellectuels sont les lampes sans pétrole !!!

Yaoundé le 23/03/2019
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