Home / IDEES / Cameroun: Bruno Deffo veut la libération de Kamto

Cameroun: Bruno Deffo veut la libération de Kamto

à L’attention du Gouvernement de la République du Cameroun

 Déclaration commune  interpellative portant sur la libération immédiate et sans conditions du Président National du Mouvement de la Renaissance du Cameroun « MRC » en la personne du Professeur Maurice KAMTO- Candidat à l’élection présidentielle du 07 octobre 2018, des cadres de ce parti et de tous les détenus politiques actuellement incarcérés de manière provisoire dans les maisons d’arrêts sur l’ensemble du territoire de la république.

Fait à Douala le 20 Février 2019

 

COORDONNATEUR DE LA COACIC

DECLARATION COMMUNE INTERPELATIVE

L’an deux mille dix neuf et le 20 du mois de février les membres de la coalition citoyenne pour le Cameroun en abrégée –(COACIC) -UPC MANIDEM, (Président MOUDOUTOU Albert) ; UPC (Président HABIBA ISSA) ; NOUBOUSSI Daniel représente MRC ; du Professeur Maurice KAMTO ; KENGNE Elvadas (CPP) représente la Présidente KAH WALLAH ; (MDI) de DJEUKAM TCHAMENI représenté par  OLIVER SANDE. FSN du Président Zachée PAHMI, MANDEKI Marcous représente AFP d’Alice SADIO.

Se sont réunis au lieu dit « siège du parti politique MODECNA »,  membre de ladite coalition, une rencontre à l’effet de prendre position sur les arrestations massives des membres, sympathisants et des cadres du Parti politiques ‘’MRC’’ ainsi que  son Président National  le Professeur Maurice KAMTO – Candidat à l’élection présidentielle du 07 octobre 2018, ainsi que d’autres personnes en raison de leurs opinions politiques.

Ils ont été arrêtés à la suite des marches blanches dont les motivations portaient sur :

  • Le holdup électoral ;
  • La guerre civile qui sévie dans les régions du Nord ouest et du Sud ouest ;
  • Le pillage des fonds public dans le cadre de la CAN 2019.

ATTENDU QUE :

Le préambule de la constitution de la République du Cameroun affirme son attachement aux libertés fondamentales inscrits dans la déclaration universelle des droits de l’homme, la charte des nations unies, la charte africaine de la démocratie des élections et de la gouvernance et de toutes les conventions y relatives et dûment ratifiée.

Elle précise ensuite que « nulle ne peux être inquiété en raison de ses origines, de ses opinions ou croyance en matières religieuses, philosophiques ou politiques sous réserves du respect de l’ordre public et des bonne mœurs ».

Elle indique que la liberté de communication, la liberté d’expression, la liberté de presse, la liberté d’association, la liberté syndicale et de droit de grève sont garantis dans les conditions fixées par la loi.

Enfin elle ne consacre que « tout homme à le droit de se fixer en tout lieu et de se déplacer librement sous réserve des prescriptions légales relatives à l’ordre et à la tranquillité publique ».

LE DOMICILE EST INVIOLABLE

Attendu que la loi 90/55 du 19 décembre 1990 portant régime des réunions et des manifestations publiques indique dans ses dispositions  de manière claire l’encadrement des manifestations publiques et place celle-ci dans le régime déclaratif.

Attendu que la loi 90/55 du 19 décembre 1990 indique dans son article 3 que « l’usage des armes est interdite dans les opérations courantes du maintien de l’ordre public. L’emploi des tirs à blancs ou tir en l’air est interdit ».

Attendu que le code de procédure pénale stipule en ses articles 3 : « la violation d’une règle de procédure pénale est sanctionnée par la nullité absolue ».

16 : « le mandat de perquisition est l’ordre donné à un officier de police judiciaire par le Procureur de la République, le juge d’instruction ou la juridiction du jugement dans tout lieux public ou privé, de fouiller aux fins de rechercher et de saisir tous objets ou documents qui ont servis à la commission d’une infraction qui apparaissent comme produit d’une infraction ».

Article30 ainéa4 : «  Aucune attente ne doit être portée à l’intégrité physique ou morale de la personne appréhendée ».

Constatant en prenant l’opinion publique à témoins des violations perpétrées en matière de liberté sur l’étendue du territoire de la République du Cameroun à savoir :

  • Le non respect du droit constitutionnel sur le respect de la liberté de manifester qui se traduit par le rejet systématique des déclarations de manifester par les pouvoirs publics, la répression violente des manifestations pacifiques et particulièrement de la marche blanche du MRC perpétrée avec l’utilisation des armes à feux.
  • Le non respect d’un droit constitutionnel sur la protection de l’intégrité physique des personnes s’est matérialisée par l’enlèvement du Professeur Maurice KAMTO et autres sur la base d’un mandat de perquisition et non celui d’arrêt ou d’amener.
  • Le non respect du code de procédure pénale qui s’est matérialisé par la déportation de toutes les victimes  arbitraires de la marche blanche en direction de Yaoundé, en dépit du respect du principe de la territorialité juridictionnelle.
  • Le non respect du code de procédure en matière de la protection de l’intégrité physique matérialisé par la brutalité, le traitement inhumain et dégradant lors des arrestations et plus graves le refus de l’assistance judiciaire et des visites de leurs familles.

Fort de ce qui précède, les membres de la COACIC et partenaires ci-dessus cité, s’insurgent contre les voies de faits, les exactions et toutes les violations commises par les forces de l’ordre, les autorités judicaires , et administratives avec l’onction du gouvernement de la République contre les citoyens qui n’exprimaient que leur droit constitutionnel et ceci en violation des droits consacrés dans la constitution de la République, des instruments juridiques nationaux et internationaux cités plus hauts.

La COACIC et PARTENAIRES

En toute responsabilité, déclare qu’elle ne peuvent rester indifférents face à cette situation de déni de droits et de déni des principes de démocratie qui a cout sur si rien n’est fait conduit le Cameroun à l’enlisement vers une guerre civile généralisée et par conséquent :

La COACIC et PARTENAIRES exigent la libération immédiate et sans conditions du Président National du Mouvement de la Renaissance du Cameroun « MRC » en la personne du Professeur Maurice KAMTO- Candidat à l’élection présidentielle du 07 octobre 2018, des cadres de ce parti et de tous les détenus politiques actuellement incarcérés de manière provisoire dans les maisons d’arrêts sur l’ensemble du territoire de la république. Afin de faciliter la construction d’un édifice nationale de la démocratie qui honorerait notre république.

A toutes fins utiles, ils portent à l’attention du Président de la
République  cette noble pensée de l’ancien Président américain, John F. Kennedy selon laquelle, « ceux qui rendent les révolutions pacifiques impossibles, rendent les révolutions violentes inévitables »

Douala, le 22 février 2019    

                                      COORDONNATEUR DE LA COACIC

                                                             Bruno DEFFO

Profitez d’une base de données de plus de 2 2 000 visiteurs et:

Augmentez votre visibilité à l’échelle nationale et internationale

Menez vos campagnes    sur internet, le plus grand réseau de communication

Booster vos affaires

Publiez vos annonces à partir de 5 000 FCFA

Contact: 000 237 698 11 70 14 /672 47 11 29

Mail : contact@lewouri.info

Facebook Comments

About Lewouri Info

Le Wouri Info Tel : (+237) 698 11 70 14

Check Also

Père Lado : « C’est au peuple camerounais que Paul Biya doit rendre compte, pas à Macron »

L’actualité camerounaise de cette semaine a été marquée, entre autres, par le voyage du chef …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *